Des nouvelles de Dakar

Union des groupements partenaires du RADI/DAKAR

 

Je voudrais à l’entame de mon propos vous remercier tout d’abord, vous qui êtes venus nombreux, partager avec nous les angoisses et inquiétudes de milliers de femmes du Sénégal.

Les violences tous azimuts constatés depuis des mois à travers le territoire national nous incitent à crier à la face du monde les douleurs apparentes ou insidieuses qui nous assaillent. Ce cri apparenté à  de la colère interpelle toutes les consciences, toutes les couches sociales au-delà des positions partisanes sur le chaos latent qui guette notre pays. L’Union des Groupements Partenaires du Radi/Dakar, fidèle à sa vision, a œuvré et continue inlassablement  d’œuvrer pour la protection des droits élémentaires des personnes. Le droit à l’éducation garanti par la constitution n’est plus garanti à cause  des grèves cycliques rendant caduques la jouissance de ce droit pour les milliers d’enfants. Les mères que nous sommes sont dans l’expectative et se posent des questions sur le devenir de leurs enfants. Le mur de silence qui l’entoure n’augure pas de lendemains meilleurs…

La situation délétère qui a cours dans ce pays plus particulièrement en banlieue inquiète de plus en plus les femmes qui sont les premières victimes de violences. Aujourd’hui, force est de constater que les germes de violences sont semées et qu’il est nécessaire pour les deux blocs antagonistes de savoir raison garder.

Les violences pré-électorales ont des conséquences incalculables sur les conditions de vie des populations vulnérables ; comment s’occuper, gagner honnêtement sa vie pour entretenir sa famille ; la désorganisation économique inquiète les gorgolous sénégalais, les adeptes du commerce informel ne savent plus à quel saint se vouer. C’est ce cri de cœur  qui vient des entrailles des mères apeurées par autant de haine,  de comportements inhumains de leaders qui ne sont mus que par leurs intérêts claniques. L’UGPR/Dakar tient à dénoncer afin  que chaque citoyen puisse prendre ses responsabilités.

Mesdames et messieurs,

Voilà la quintessence  du message que nous souhaitions délivrer à la communauté nationale mais surtout aux populations de la banlieue pour que la paix puisse être préservée.

Penda N’Diaye, présidente de l’UGPR

Message envoyé à la presse sénégalaise le 10/02/2012.